L’étalon-or, lorsque la finance était au diapason du métal jaune

L’étalon-or, lorsque la finance était au diapason du métal jaune

Comment établir la valeur d’une monnaie? Quel point de référence peut être établi afin de savoir à quoi peut se comparer une devise?

Cette question est centrale dans la compréhension de la finance, en particulier lorsque la notion de valeur se base sur une forme de dématérialisation de l’argent.

La lettre de créance, le chèque et les billets de banque sont les premières formes de dématérialisation de l’argent. Auparavant, la valeur d’une monnaie en or ou en argent correspondant à ce que l’on possédait réellement entre ses mains.

L’étalon-or permet d’indiquer à quoi correspond la valeur d’une devise en lui donnant un équivalent en or. Cela signifie qu’à chaque fois qu’un état produit de la monnaie, il existe une contrepartie de cette création qui permet d’offrir une garantie.

Dans ce système, l’utilisation libre par les états de la planche à billets, afin de créer de la monnaie, n’est donc pas libre, mais protège de l’inflation qu’induit une dévaluation de la monnaie.

Cependant, si l’étalon-or peut paraître une solution à l’inflation, ce système reste déséquilibré car repose entièrement sur les réserves d’or dont dispose un pays. Ainsi un état pauvre en or est handicapé dans sa production de monnaie par rapport à un pays producteur d’or qui peut alors imprimer des billets au fur et à mesure de l’extraction d’or dans ses mines.

Des tentatives afin de créer un étalon de change-or ont été testé, permettant de créer de la monnaie contre une autre monnaie elle-même basée sur l’or, mais ces essais ne furent pas concluant.

Les accords de Bretton-Woods en 1944 ont mis fin à l’étalon-or en mettant en avant un nouveau point de repère financier: le dollar.